Jour 14, 4h12min. de pédalage sur 58 km
27 mars 2005
Je me réveille vers 3h00 du mat. Ça me fait déjà 7h00 de sommeil, parce que selon David, je me suis endormis dans la minute suivant l'impact de ma tête sur
l'oreiller. Il est 4h00, les merles commencent à chanter. Merde ! Je dors plus ! OK d'abord, je me lève.
Je m'habille et sors par la grille d'entrée, salut le gardien, il est 4h30.
Pour la première fois, je met mon coupe-vent amené au-cas-où.
Les cafés n'ouvrent qu'à 5h00, alors je me dirige vers le parc central pour y rédiger mon journal, et y étudier ma carte pour le trajet de la journée.
Je m'assoie sur un banc de parc, pour me rendre compte dans la minute qui suit, que je suis pas seul ! Une grosse coquerelle costa-ricaine est assis à côté de moi et me fait la conversation, mais non !
c'est pas vrai, les coquerelles ne jasent pas ! Au lieu de ça, je lui fais faire un saut de quelques mètres du revers de la main pour éviter de me faire chatouiller en surprise, à mon insu...
J'écris, je lis, pendant qu'une prostituée (je suppose) se fait faire la jasette par, un
client, ( je suppose) quelques banc plus loins. 5h30, je marche jusqu'au plus proche café pour me prendre "un café négro, sin azucar, sin leché para traher por favor. Muchas gracias séniorita".
Je marche dans San Ramon pour me rendre compte que toutes les villes de cette taille que j'ai (nous avons) eu l'honneur de visiter, n'avais aucun caractère architectural particulièrement esthétique.
Les bâtiments ne dépassent pas 2 étages, l'infrastructure électrico-téléphonique est très évident et
chaotique, en haut du trottoir, ou en haut de la rue, les commerces sont tous grillagés,
l'affichage est hétéroclite et tout ça, sans uniformité, bref, rien pour satisfaire
l'œil d'un artiste...
Reviens à l'hôtel, réveille David, allons déjeuner. Wow, savais pas que la salle à
dîner était aussi "nice" ! Quel contraste avec la ville !
Une succession de petites salles adjacentes couvertes de boiseries sculptés avec table en verre avec pied de bronze en formes animales variées adonnant à la petite cours intérieur bien aménagé avec des orchidées partout !
On n'est vraiment pas forcé de se presser !
60 km nous sépare d'Alajuela, notre destination de la journée. C'est notre seule motivation à quittez les lieux ! Eh !
Voilà, c'est fait ! Nos bagages sur les vélos, nos casques sur la têtes, on est partie direction Alajuela par une succession de petits villages par des chemins tout sauf directs.
On est dimanche, dernière journée d'un long congé pascale. C'est assez tranquille
sur le chemin, tant mieux pour nous.
San-Ramon se trouve dans une vallée (malgré notre monté de la veille), nous devons donc escalader la montagne pour gagner le prochain village Najanjo.
Nous grimpons sans arrêt pendant A.P.P. 1h30 pour 14 km.
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, La montée est tellement à pic sur l'asphalte (quand même) qu'à certaine place, je choisis de monté le chemin en zig-zag en travers du chemin pour m'éviter des pentes trop fortes et trop cardio-vasculaire...
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,
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Tout le long de la monté, étant donné qu'on est pas trop loin de San-Ramon, y'a des maisons dispersées sur le bord du chemin, et constatons que les gens se reposent, soit en regardant la télé, jouant ou travaillant sur leur terrain ou leur maison.
À un moment donné, dans notre monté, on croise une famille dans la rue jasant sûrement avec des voisins, et des jeunes qui jouent au ballon.
Quand on nous aperçoit, la conversation change de ton, et les sourires se pointes sur les visages, les enfants arrêtent complètement de jouer et s'immobilisent en nous regardant approcher.
Tout en continuant de rouler, je m'approche des 2 jeunes garçons, probablement 4 et 6 ans, encore bouches bées, je
m'approche en levant la main droite, les doigts vers le haut, en les regardant dans les yeux, pour les inviter à
taper dedans, le premier ne saisi pas vraiment mon invitation, mais le deuxième accourre vers moi à toute vitesse et
tape dans ma main de toute ses force en même temps qu'il s'attrape un sourire.
Aussitôt fait, il accourre tout joyeux vers son père... " Papa, papa..... en la
mano". J'avais compris que j'en avais rendu un heureux aujourd'hui.
Quelques km plus loin, la carte nous indique à gauche pour Naranjo, wow quelle descente... du
60km/h pendant un bon p'tit bout. De quoi recharger mon cerveau en dopamine...
Arrivons tout en bas, un écriteau dit "San Juan". Je consulte ma carte; FUCK ! ON EST REVENU À NOTRE POINT DE DÉPART !
Non c'est pas vraie ! Tout cet effort pour rien ! Ça veux dire que je me suis trompé quelque part, mais où ?
Je consulte ma carte, mais je ne comprend pas. Je m'approche d'un vieux tico attendant un autobus, pour lui demander où nous somme... " San Juan de Naranjo" me répond-t-il ! OUF ! On est
finalement à la bonne place. Je reprend mes esprit, pour me rendre compte que si on se seraient trompé de chemin, ça aurait été la seule fois.
On collationne dans un parc, mangue et barre énergie.
On continue, et... encore ! Nous sommes pris pour la troisième fois dans une procession religieuse.
Devons attendre que cette procession (avec ses centaines de suiveux (non-péjoratif)) tourne à gauche pour nous libérer le chemin et continuer notre périple.
Que des descentes folles à 60 km/h et des remontées pas d'allures à 6 km/h.
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Arrivons à Sarchi vers l'heure du diner, c'est donc ici que nous prenons notre repas du
dîner. Nous nous nous trouvons "un pescaderia" (une poissonnerie) où nous nous payons une de ces
assiettes de poisson et plein d'autre chose. Bref, nous sortons du resto la
bedaine pleine à en marcher les pattes écartées. Nous enfourchons nos vélos et continuons à grimper de la
montagne, à ma grande surprise, sans crampes et sans autres problèmes du genre.
Wow ! L'entrainement physique m'a amené à des prouesses physiques jamais inégalées.
Sur cette constatation, nous progressons vers Alajuela, dans la grande chaleur de la mi-journée
(Chriss qui faut être fous, encore une fois)
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, mais
l'enthousiasme est toujours là, sachant que nous allons revenir à notre point de départ en fin de journée, même si cela veux dire la fin du voyage.
Plus ça va, moins il y a de côtes. Le chemin est de plus en plus plat, et il y a de plus en plus de circulation et de maison, nous approchons visiblement de notre destination,
Alajuela. Finalement, nous voilà au porte de l'agglomération urbaine.
On y va au pif pour se diriger vers l'hôtel, parce qu'il y a rien pour nous
l'indiquer, et que nous arrivons d'un chemin différent de celui de notre
départ. Nous prenons une rue qui, vraisemblablement va nous mener au Parco
Central, et de là, vers l'hôtel. Nous y voilà 15 minutes plus tard, il est
A.P.P. 16h00. YAHOO ! ON A RÉUSSIS ! 546 Km plus tard, en 38 heures 49 minutes de pédalage, une moyenne de 14 Km/h.
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On s'annonce, on s'installe. David lui, commence à défaire son vélo pour le mettre dans sa boite.
Moi, je le regarde faire en me rafraîchissant d'une bière à la main.
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Un peu plus tard, on s'installe au resto du coin pour se payer une bonne bouffe.
C'est d'ailleurs une des choses que j'ai beaucoup apprécié de mon voyage, de ne pas avoir à me faire à manger pendant 2 semaines, ça ajoutait au vacance.
On retourne à l'hôtel, je suis tout à fait fatigué, il est 18h30, on prend l'avion de retour seulement qu'en après-midi, alors je décide que je me couche pour récupérer, et être en forme le lendemain.
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