Jour 13, 2h23min. de pédalage sur 38 km
26 mars 2005
Je me réveille vers 5h45, parce que, j'ai trop froid ! Ostie de Criss, on est au Costa Rica en mars Ciboire ! La "Clim" est "on" dans la chambre !
Je ferme la "clim" et j'ouvre les portes patio. Tant pis pour David qui et dans le bras de Morphée...
Je me lève, et me prépare pour aller au resto, pour le p'tit-dej, sachant que David allait me rejoindre dans les minutes qui suivent.
Chriss de belle place ! Le resto du p'tit-dej. est situé dans la jungle, près de l'hôtel.
Je mange, nous mangeons, et nous nous préparons pour faire le tour en plein jour, de Tabacon, le plus bel endroit aménagé que j'ai vu à date.
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On sort de l'hôtel, et descendons la côte qui nous séparent du site aménagé des sources d'eaux chaudes.
On se prend une case dans le vestiaire, se costumedebainisons, et déambulons sur les trottoirs en regardant dans les yeux, les jolies touristes venues se la couler douce dans ce paradis terrestre.
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On traverse un petit pont, la vapeur est omniprésente, on dépose nos serviettes (elles nous ont pas été d'aucune utilité dans cet endroit très chaud) et on amorce notre descente sur un escalier qui nous amène au pied d'une chute d'eau
d'A.P.P. 50C.
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Je me suis demandé à ce moment, à quoi ça sert d'aller se
brûler dans l'eau chaude, quand il fait déjà crissment chaud sans ça !
Une chance que c'était nuageux.
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Bref, on joue le jeux, et on se baigne dans cet eau super chaude,
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, réchauffée plusieurs centaines de mètres plus bas dans le roc, où la lave frôle la surface de la
croûte terrestre en dessous du volcan de l'Arenal. L'Arenal qui est tout en face, mais, malheureusement caché par un plafond nuageux pluvieux.
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C'était la deuxième fois qu'il pleuvait dans notre voyage.
Mais il a pleuté juste un peu, et ça nous faisait aucun plis sur la ...bedaine.
Quand on est pu capable de supporter cette chaleur, on visite les lieux et on prend des photos.
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Après 2-3h00 dans ce paradis, on peu plus supporter, on décide de plier
bagage puis de repartir à l'aventure. Ce que nous faisons vers les 11h00.
On est pas sans détourner les regards quand on traverse le lobby de l'hôtel chic avec nos vélo,
bagages en place et casque sur la tête.
Direction Fortuna: un petit 17 Km sur de l'asphalte plutôt colline que montagne, surprenant, à côté de ce gros Volcan.
Tout en pédalant on jette un coup d'œil de temps en temps sur la tête du volcan pour essayer de le voir au complet, étant donné que le temps se dégage de plus en plus.
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Finalement Fortuna, c'est l'heure de manger ! On
s'attable à un resto à aire ouverte, bien sûr. On nous sert. De temps en temps on jette un coup
d'œil au volcan pour voir si ou pourrait pas le voir au complet. Ce qui se produit au environs de 13h00.
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Ce soir voulons coucher à San-Ramon, à 77 km d'ici. C'est évident que nous n'allons pas pédaler
cette distance au complet, parce que la montée juste avant San-Ramon est de 1000 mètres de dénivellation sur
A.P.P. 45 km. Ça c'est le travail d'une journée complète. Alors nous traversons les villages de San Fransisco,
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, San Isidro et LaTigra, avons fait provision de bananes et mangues dans un petit kiosque sur le bord de la route.
À La Tigra, nous nous arrêtons, et je décide que c'est ici que je vais nous trouver un lift, parce que c'est le dernier gros petit village avant San-Ramon
(SR), sinon ça sera très difficile après.
Un tico approche, je lui jase, et lui fait part de nos intentions, et lui demande s'il connaît bien quelqu'un avec un camion qui serait prêt à nous amener à
SR. Il va parler à un mec un peu plus oins et nous ramène quelqu'un qui nous demande 16 000 colons
(A.P.P. 35UDS) Je lui aie répondu que c'était trop chère, et lui, de me répondre 15 000 colons.
Je lui aie dit de laisser faire. Une couple de minute plus tard un chauffeur de taxi m'approche, sachant ce que nous voulions, nous offre un transport pour
16 000 colons.... non ça va faire Ostie ! A ce moment je regarde un peu au alentour, et
j'aperçois une camionnette blanche entrer dans le stationnement d'une épicerie tout à côté.
J'ai compris que c'était probablement notre chance. Je jase avec le passager, parce que le conducteur était à l'intérieur pour acheter des choses.
Je lui explique nos intentions, et me laisse croire qu'il ne devrait pas y avoir de problème,
mais ne pouvait pas décider sans en parler à son copain.
Finalement, ils sont heureux de nous amener où l'on veux. Eux, sont deux jeunes surfeurs de San-José en vacance pascale, s'en retournant à la maison.
Alors on tasse les planches et fait place aux vélos et au sacoches. Heureusement y'a deux autre places à l'intérieur dans
l'habitacle. Installé, on part sans attendre, et on roule avec la musique de Bob
Marley. On est très relax, et la "ride" est agréable. On grimpe visiblement, sans arrêt
d'ailleurs. La route est très sinueuse et sans accotement. On a compris que non seulement que ça allait être très difficile de faire cette montée à vélo, mais très
dangereuse aussi. Finalement trop dangereuse, et avons pris une très bonne décision.
On continue la monté, en suivant une file de voiture qu'on ne peux pas voir le bout en avant.
La moindre petite agglomération urbaine nous crée un peu de trafic, parce que la petite bosse de ralentissement
sur l'asphalte au centre du village, fait reculer la file de voiture quelques centaines de mètres en arrière.
La route est tellement sinueuse, et le chauffeur est tellement cow-boy (comme moi) qu'à toute les courbes il faut se tenir solidement après la poignée à l'intérieur de
l'habitacle pour m'éviter d'aller embrasser David à chaque tournant. Au début, le vent dans la figure par les fenêtres ouvertes nous était assez agréable, mais fût de moins en moins apprécié par la montée en altitude.
En effet, plus on montait plus il faisait froid ! En plein après-midi on s'est mis a grelotter, et dû demander à nos hôtes de bien vouloir nous accommoder un peu en levant les fenêtres. Incroyable
non ! C'était la première fois que j'avais froid depuis notre arrivée au Costa Rica.
On arrive finalement à San Ramon vers 18h00. La première chose que je fais après avoir remercier et tipper nos hôtes, c'est de me sortir une chemise un peu plus chaude.
On enfourche nos vélo, et on se dirige vers l'endroit où une annonce indiquait un hôtel.
On s'annonce, on s'informe, et on prend. Une grand chambre en haut d'un escalier privé, avec trois lits doubles, frigo, grande SDB, armoires boiserie, TV, système de son.
C'est pas mal "cute", et on en demandais pas tant que ça ! On déballe
notre linge, on se douche, on met ce qu'on a de plus propre, dans les deux sens du mot.
Vite David, j'ai faim ! Je me tape une couple de mangue en attendant.
Enfin c'est partis. On sort dans la rue en direction du resto que le tenancier nous a
suggéré comme étant bon et abordable. San Ramon, ville d'envergure, presque qu'aussi grande que Alajuela, sans l'aéroport, et n'est pas plus esthétique que la précédente.
Bref, on s'attable, on commande. C'est pas long, que je constate, que c'est un resto familial.
Y'a pas grand chose qui sépare la partie cuisine famille de la partie restaurant: le papa et l'enfant restant de l'autre côté devant la télé, tandis que la maman sert de chef et de serveuse en même temps.
Mon attention est attiré par une autre table où sont attablé, tout près de la télévision, trois grands adultes qui regardent la partie de soccer avec une attention à toute épreuve.
Je lis, avec mes oeils bioniques qu'il s'agit de la coupe du monde, l'équipe du Panama qui joue contre le Costa Rica.
Je comprend pourquoi nous n'avons pas rencontré Âme qui vive dans les rues en s'en allant au resto.
Nos assiettes arrivent, wow ! des grosses portions, YES ! À la hauteur de ma faim ! On entament nos
assiettes, en me posant la question sérieusement, si je vais être capable de passer au travers, parce que j'en doute sérieusement. Avant même d'entamer mon
assiette, j'ai "caller" trois bières locales, parce que j'avais soif !
Au rythme des buts de la partie de soccer, on passe à travers des épaisseurs de notre
assiette, et de l'ordre de frites commandé en supplément. Tabarnouche que ça rentre bien !
Force est tel de constater que, finalement, on réussis à passer à travers notre divine portion !
La peau de la bedaine tendu, on paye et remercions notre hôte (la chef, serveuse, caissière, maman, épouse, chef de
famille... etc) avec un sentiment d'appréciation totale de tout ce que cet être humain est, dans sa personne, sa beauté, et sa détermination, oui, j'ai saisi tout ça.
À ce point le pointage de la partie de soccer est 1-1. on se pointe hors du resto,
en se dirigeant vers notre hôtel, vers l'est, premier coin vers le nord, puis, une chose
vraiment étrange se produit, nous marchons sur le trottoir dans le noir, tout à fait discrètement, quand tout à coup, en brisant le silence nocturne, on entend, de toute part de la ville, une acclamation unanime, presque céleste, et ça nous a pris quelques secondes avant de
deviner, que le Costa Rica avait compter un but un peu avant la fin de la partie pour assurer la victoire, et que les milliers de personnes vivant dans ce village s'étaient
esclaffés tous en même temps pour exprimer leur joie, et créer un climat de réjouissance.
De retour à la chambre, c'est pas long que je me dévêtis, et que j'entre entre les draps pour aller rejoindre Morphée, ma grande amie, dans cette expédition très physique. Il est 20h00.
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