Jour 12, 5h35min. de pédalage sur 87,5 km


25 mars 2005

Réveillé aux premières lueurs du matin, je décide de reprendre une douche, tellement j'ai transpiré durant la nuit.  La douche est froide, comme dans la plupart des motels bas de gamme, parce que pas de chauffe-eau.  On appel ça froid au Québec, mais ici, c'est rafraîchissant, au diable l'eau chaude ! ;-)

Départ 6h45 (le plus tôt à date !) Nous pédalons sur une belle route de ciment jusqu'à l'intersection de l'autoroute, celle dont nous ne voulons pas pédaler dessus, parce que trop dangereuse.  Notre intention est de se quêter un 'lift' pour traverser les 22 km d'autoroute, et de se rendre jusqu'à Tilaran.

  Au bord de l'autoroute, à l'ombre de la station d'essence, ça nous prend pas loin d'une heure, après 5 essaies, pour pouvoir être en contact avec des gens qui veulent bien nous amener dans leur camion ou pick-up jusqu'à Tilaran, 45 km plus loin, la plus grande ville au sud del Lago de Arenal, un lac d'A.P.P. 35 km de long, d'où provient l'hydroélectricité qui fournis tout les besoins du pays, plus les éoliennes.

J'ai vraiment été touché par leur générosité.  Ce couple était prêt à se prendre une contravention, sachant qu'ils n'avaient pas le droit de transporter des passagers dans leur boite de véhicule, et nous avaient fait part de leur inquiétude. (12.01.jpg)  , (12.02.jpg)  , (12.03.jpg

Arrivé à Tilaran, nous débarquons de la boite du pick-up. Remarquons que c'est plus frais ici. (12.04.jpg)    C'est sûr, c'est plus haut, et près (quelques Km) d'un grand lac. A Tilaran nous sommes à quelques Km au sud-ouest du Grand Lago de Arenal, d'une longueur d'A.P.P. 35 km.  Deux chemin s'offrent à nous.  L'un contourne vers l'ouest, le remonte et le longe au côté nord.  L'autre chemin nous y amène directement vers l'est.  Chemin plus court, mais pas sûr de l'état de la surface.  Je me renseigne, et j'ai comme information que c'est bel et bien une route de terre.  Le choix est clair, nous aimons mieux faire une dizaine de Km de plus, mais sans se faire maganer le cul en chemin...

De Tilaran, nous partons après dîner vers le Lac Arénal.  Au 'T' nous arrêtons au 'mirador' au belvédère qui nous offre une vue imprenable sur le lac. (12.05.jpg)  Là, nous jasons avec un couple de québécois.

Nous entreprenons le tour su lac sur l'asphalte, troué, mais en vélo c'est acceptable, les trous se contournent, mais en voiture, c'est autre chose. (12.06.jpg)  À gauche sur la crête on y vois des dizaines d'éoliennes. (12.07.jpg

Je suis déçu, je me suis complètement gouré dans mes appréhensions.  Le chemin qui contourne le lac jusqu'à Tabacon, (les sources d'eau chaudes), qui est long de 58 km, n'est pas du tout plat comme je le croyais, (étant donné qu'il suit le bord du lac), il est, comme toute la route à date, fait de montés et de descentes.  Même si le chemin s'éloigne parfois de 100 à 200 m du bord du lac, ça nous amène à aborder les montagnes en montés et descentes, comme d'habitude, super montées, et super descentes.  Passons de 7 km/h en monté, à 60 km/h à tout les 10/15 minutes.

Je vis quelques frustrations en chemin, parce que, pour aucune raison, nous passons d'une route asphalté, à une route de gravel.  Et ce, presque à tout les km.  La frustration s'additionne quand je constate que les chemin de gravel sont surfacé de bosses, genre "planche à lavé" et qu'il y est difficile d'y prendre de la vitesse, et qu'à un moment donné j'y perd une vis retenant mon rac à sacoches.  Chris de Tabernacle d'Ostie de Calice ! Oups ! s'cusé les yeux sensibles.  J'ai juste pas pensé assez régulièrement se resserrer toutes mes vis de mon rac.  Comme si j'avais rien que ça à faire !  Obligé de sacrifier un support à gourde, je prend une des 2 vis pour la transféré sur mon rac à bagage.  Le rac à gourde prend le bord.  David n'ayant aucun problème avec son rac, il s'est acheté un rac à prise sur tige de siège, seulement 4 vis bien serrées, qui n'ont jamais bougé.  Le mien comportais 9 vis !
(12.08.jpg)  , (12.09.jpg

Bref, 58 km plus loin, on traverse le barrage du lac artificiel (remplis de touristes costa-ricains stationnés sur le bord), (12.10.jpg)  , et approchons de Tabacon.  Nous faisons toute une descente (A.P.P. 3 km à 60 km/h) et arrivons à Tabacon, le cerveau saturé de dopamine (l'ivresse de la vitesse), j'ai le sourire accroché au visage.  Notre journée de vélo est terminé, presque 90 Km plus tard.

On a l'impression d'arriver au U.S.A. Super stationnement, des placiers, super bâtiments, bel asphalte.  Je questionne, et j'obtiens comme info que l'hôtel est à 300M en amont.  Après consultation, décidons d'aller voir pour y prendre une chambre.  Arrivons sur place, avec nos vélo et sacoches, nous nous sentons tout à fait étrangers.  En effet l'hôtel et visiblement haut de gamme, les gens (américains pour la plupart) y arrive régulièrement en navette avec leur dizaines de grosses valises, les laissant à des porteurs.

Laissant nos vélos appuyés sur les colonnes du porche d'entrée, je vais à l'information pour nous prendre une chambre. (12.12.jpg)    Je me prend un plaisir de parler en espagnol avec la jolie dame à la réception, bien sûr !.  Avec la carte de crédit de David nous nous payons une chambre à 200$ la nuit, U.S.$ S.V.P. ! C'est sûr qu'on y passe pas la semaine ! ;-) (12.11.jpg

Des porteurs prennent nos sacoches pour les mettre sur un kart électrique, pendant que nous allons déposer nos vélos dans un 'locker'. Nous nous assoyons sur le kart qui nous y amène jusqu'à notre chambre d'hôtel avec tout le tra-la-la.

Bref, on s'installe, on sort notre linge sale de nos sacoche, pour le mettre.... pour le remettre dans nos sacoche. ;-)  Ostie, ça sent pas trop bon !  Par téléphone, on réserve une table au resto.  On met ce qu'on a de plus propre, et on descend. Le resto est du côté des sources thermales.  Comme presque partout au Costa Rica, les resto n'ont pas de murs, et donne sur la forêt, ou les jardins, Dans ce cas, on est entouré de rivières d'eau chaude et de jungle aménagée, très légèrement éclairé.  La vapeur d'eau monte dans l'air, et crée un atmosphère tout à fait étrange et mystique.  C'est très excitant.  On se promet d'aller se promener dans ce paradis après notre repas.

On choisis le buffet. La qualité de la nourriture est proportionnelle au prix de la chambre.  Ostie que c'est bon.  On mange chacun 2 assiètes pleines, de poissons, viande, bref, avec 2 bouteilles de vin italiens.  J'en reviens pas encore, que ça rentre autant que ça !  90 km à vélo dans les montagne du CR en pleine chaleur, ça prend beaucoup de calories !

La peau de la bedaine tendu, on tire notre révérence, on lance notre serviette, bref on quitte la salle à dîner en déambulant dans l'allée centrale (en observant toutes les jolies créatures que Dieu a mis sur notre chemin) pour aller se changer et se saucer dans les eaux chrissment chaudes du Volcan de l'Arénal.  On se paye une couple de drink (payé par la chambre, ah oui, la chambre c'est nous ! ;-) ) en passant d'un piscine à l'autre.

La journée se faisant tard, on remonte la côte pour aller se coucher dans notre super chambre. Pouf ! On tombe sur nos lit.... ZZZZzzzzzzz

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