Jour 11, 1h31min. de pédalage sur 29,18 km


24 mars 2005

Bien dormis.  Réveiller avec les cris des singes, des abeilles, des oiseaux etc...

Le p'tit dèj à 7h00.  À 8h00 on prend nos vélos et se présentons à l'entrée du Parc Barra Honda, où il y a des petites maisonnettes, et un pavillon d'accueil, où les guides attendes.  On décide de se payer un guide pour aller visiter les grottes tout en haut de la montagne.  Randonnée pédestre ! Ça avance pas vite.. ;-)  Mais trop à pique pour les vélo c'est sûr ! Petit sentier forestier, on grimpe, on grimpe, nos guides sont âgées et font quelques pauses en chemin, mais nous, pas de problème, ont est tout jeunes ! ;-)

Intéressant la randonnée parce que les guides nous expliquent (ah oui ils sont venu à 2) différents faits sur les plantes et animaux, (11.01.jpg)  , (11.02.jpg)  , que je traduis à David au fur et à mesure, nous font goûter à une plante qui goûte l'anis.  Le Parc Barra Honda compte plusieurs grottes, mais seulement 2 sont accessibles au public par le biais de guides (fortement conseiller) les autres sont accessibles seulement aux chercheurs et scientifiques.  J'ai lu dans le guide, que l'achalandage dans ce parc avait baissé de 70% voilà quelques années suite au fait qu'un couple de touristes allemands étaient partis sans guide, s'étaient perdu, et étaient décédés de déshydratation.  Bref, tous les visiteurs prennent des guides "asteur" !

Nous arrivons à une fourche, les grottes à gauche, le belvédère à droite.  Un détour qui en vaut la peine, voyez par vous même... (11.03.jpg)  , (11.04.jpg)  Quinze minutes plus tard nous arrivons à l'entrée de la grotte, qui est barricadé par des cordons de sécurité. (11.05.jpg)  Nous somme toujours en haut de la montagne.  Un des guide était déjà sur place en train d'attacher la corde de rappel.  Nous nous attelons; cuissard, casque et lampe frontale.  Je suis le premier à descendre. (11.07.jpg)  Tu peux être sûr que je vérifie le tout, les nœuds, les mousquetons, attaches etc.  Parfait, c'est beau.  Je descend le premier. (11.06.jpg)  C'est rien de bien extrême: on emprunte un échelle d'aluminium sur une hauteur de, disons, je dirais A.P.P. 20-25 mètres. (11.08.jpg)  , Nous sommes quand même assuré ( par la corde). Ensuite on marche sur le plancher d'une grotte, genre toit cathédrale, (11.10.jpg)  , assez immense d'ailleurs.  Assez impressionnant le rayon de lumière qui transperce le cœur de la grotte et atterris sur le plancher de roc couvert de pierre et débris stalactiques. (11.13.jpg

Nous suivons le guide dans sa descente vers les profondeurs, (11.12.jpg)  , voyant clairement qu'il nous dirige vers le fond, dans un passage plus étroit. (11.11.jpg)  , Tout en descente, nous empruntons des voies de plus en plus périlleuses, le roc étant quand même quelque peu glissant, il faut se méfier de chaque pas.  Tout le long de la descente, le guide nous indique des formations stalactiques qui rappel des forme connus, la vierge ( madonna) (11.09.jpg)  , el iguana, el seta (le champignon), el pene, el pene ? Je lui demande en espagnol 'c'est quoi 'el pene" ? Je le vois gesticuler d'un grand mouvement de bras et le doigt pointé directement sur sa région génital, en exclamant avec le sourire  EL PENNÉ, EL PENNÉ" Je me suis rappelé assez rapidement ce qu'il voulait dire, je monte la tête, et vois une forme phallique assez gigantesque et évidente, je me met à rire de la situation, trop drôle. (11.17.jpg)  ,

Nous progressons encore en descente.  Nous empruntons une descente assez périlleuse.  Nous nous arrêtons sous les indications du guide.  Il nous demande d'éteindre nos lampe frontale, et prenons une pause. Nous prenons le temps d'acclimater nos yeux, pour constater qu'il n'y a plus de lumière qui arrive à nos yeux.  Avec les bons yeux que j'ai, les pupilles ouvertes au maximum, je vois à peine quelques photons de lumière en provenance du haut de la grotte.

Le guide nous sort de notre espace intemporel, en rallumant sa lampe frontale.  Je suis en train de vivre une expérience assez inordinaires.  Je me sens au centre de la terre, en train de me questionner sur les dangers d'une tel expédition.  Le concept "claustrophobie" me frôle l'esprit.  Je reprend mes esprits et prend le contrôle de ma pensé, et reviens dans le moment présent. Ouf !

Notre progression nous amène dans un troisième espace.  Nous devons traverser un blocage stalactique. Il n'y a qu'une manœuvre pour y arriver.  Pied droit dans le trou, main gauche en appuis, pied gauche dans le trou, pivot anti-horaire de 90 degrés, progression latérale droite.  Ça me rappel que j'ai un sac à dos, et qu'il faut qu'il me suivre !  On traverse un espace, où les obèses américains n'ont jamais mis le gra... le pied je veux dire. (excusez mon préjugé).  Je me sens privilégié.  J'allume ma lampe frontale.  Un tout autre espace se crée devant nous !  Un espace fermé, pas d'autres issues, j'ai vérifié avec ma lampe frontale, c'est le plus bas !  Nous vivons un instant méditatif, avec la complicité du guide.  Après avoir accumulé un certaine quantité d'énergie expériencielle, pour ne pas dire spirituelle, on entames une remontée.

On progresse en sens inverse vers la sortie.  Malgré que nous sommes dans une grotte, il ne fait pas froid, juste correct, comparativement à la chaleur extérieur, il n'y a pas de chauve souris, et ce n'est pas humide, il ne faut pas oublier qu'on est en saison sèche, et que la grotte est situé sur le sommet de la montagne. (11.15.jpg)  , (11.16.jpg

Nous somme remonté au premier dôme, mais devons attendre qu'un petit groupe atteigne le plancher de la grotte pour reprendre l'échelle vers l'extérieur. (11.14.jpg)  , (11.18.jpg

Voilà ! De retour à la chaleur et au soleil. (11.19.jpg)  Le guide nous explique qu'ils doivent rester en haut pour servir les gens déjà en haut que nous devons redescendre seul.  Pas de problème, c'est bien indiqué.

  Nous revoilà au resto, vers midi. Nous sommes synchro avec l'heure du dîner !  Merveilleux, j'avais justement faim !  Nous prenons notre repas, et BANG sur le plancher. (11.20.jpg)  Nous faisons une sieste directement sur la plancher su resto.  Resto, disons le vite !  C'est plutôt une terrasse couverte où nous sommes presque seul.

À 15h00 nous sommes prêt à partir.  J'ai préalablement demandé au propriétaire, si, par hasard, il devait aller vers la route dans la prochaine heure, et s'il pouvait nous amener, nous et nos vélos jusqu'a la route.  Il m'a répondu que oui justement.  Alors il est venu nous porter, 10 km plus loin (10 km que nous étions heureux de ne pas rouler) dans la boite de la camionnette, sa femme et son fils dans l'habitacle.  Après les avoir tippé, j'ai réalisé qu'il s'était tout simplement payé une sortie !

Nous avons pédaler A.P.P. 15-20 km depuis la route, en direction de l'autoroute "California 1". Avons traverser un pont qui enjambe El Rio Tempisque, (11.21.jpg)  , (11.22.jpg)  , juste à l'embouchure du Golfo de Nicoya, qui est à l'origine de la péninsule.  Nous avons arrêter à un resto hôtel "in the middle of nowhere !", au environs du couché du soleil.  Juste à temps pour le souper, ça adonne bien j'ai justement très faim.  C'est pas croyable, aujourd'hui, comme à tout les jours, j'ai toujours faim. Je dois manger au moins 100% de plus de calorie (bouffe) que d'habitude avec mon simple travail d'atelier.  Il faut dire que, de toute ma vie, c'est la plus grande expérience physique cardio-vasculaire, en terme d'effort total, et en terme de temps total continue.  On se paye un gros repas, mais sans bière ce coup-ci !  En effet, nous sommes en fête pascale, et toute vente d'alcool est interdit selon la loi.  Le seul problème, c'est que les Ticos, eux ont faient des réserves d'alcool dans leur maisons, mais les touristes, souvent étranger, ceux qui achètent leur consommations au jour le jour, sont ceux qui en sont privé...

Nous avons pas vraiment de nom de l'endroit où nous sommes, mais je sais A.P.P. où localiser notre position sur la carte.  Selon notre horaire, et ce que nous voulons créer comme résultat pour le lendemain, nous devons être à Tabacon, les sources d'eaux chaudes, au pied du Volcan Arenal, A.P.P. 111 km plus loin, le lendemain soir !  Impossible de faire ça à vélo dans une journée.  Nous oublions les autobus, il y en a pas le lendemain, pour cause de fête religieuses.  Bref je sais que je ne veux pas faire les 22 km d'autoroute en vélo, mais plutôt en camion, alors je sais qu'il y a des bonnes chance qu'on y arrive, c'est la seule solution envisageable.

Il doit être 20h00 quand on pousse notre assiette.  Rien à faire, on est fatigué.  On se prend une chambre double, on se douche et dodo.  C'était très chaud dans la chambre.  Le ventilateur fonctionnait plein régime, et il fournissait pas.  Et pas question de dormir dehors avec les maringouins qu'il y avait.  Y'en avait pas tant que ça, mais c'était le plus qu'on avait vu à date.

ZZZZZZzzzz......

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