Jour 10, 3h56min. de pédalage sur 60,65 km
23 mars 2005
Se levons (bien sûr !) pactons nos sacoches, et checkons-out (anglicisme néologiste !).
Nous n'avons plus d'argent (de colons) dans nos poches pour aller déjeuner.
Avec le peu qu'il me reste, je vais acheter du pain. Avec les barres énergie que nous avons les
mangues du bord de la route, on en a assez pour déjeuner et partir en vélo.
Mais nous savions que nous trouvions une banque à la prochaine ville sur notre itinéraire, Nicoya.
Nous partons à 8h40. La veille, j'avais questionné, par hasard, une dame qui connaissait bien le chemin vers Nicoya, parce que j'avais un doute sur l'élévation de ce chemin: je me demandais si nous devions pas le faire en autobus ou en camion.
Mais non, elle m'a rassuré comme quoi que c'était tout en asphalte et relativement facile à rouler, étant une cycliste elle-même.
Cette dame, américaine, vivait à Samara avec sa famille et tenait une buanderie, c'est
d'ailleurs la raison pour laquelle je venais la voir. Ça faisait un bout que j'avais (nous) plus de linge propre dans nos
bagages. Elle était tellement occupé qu'elle ne pouvait me promettre le linge que le lendemain soir !
Trop tard pour moi. Finalement en jasant avec la proprio du l'hôtel, la veille, j'ai pu obtenir une faveur qu'elle nous laissait utiliser ses laveuse-sécheuse à notre gré.
Faveur que nous n'avons pas pu utilisé, ayant choisis de passer la soirée avec les
filles d'en bas... Bref, nous nous somme trimbalé, presque tout le voyage, avec des
sacoches remplis de linges sales, et avons lavé notre linge de vélo presque qu'à tout les jour, en le faisant sécher durant la nuit, et quelque fois il séchait sur notre corps, pas très efficace quand tu transpires
abondamment !
Entamons la route par de superbes montés (quoi d'autre !). Montées à 10 Km/h, et descente à 50-70 km/h.
Arrivons à Nicoya à 11h00. Arrêtons à la banque pour sortir du cash.
Malgré que nous ayons toujours surveillé nos vélo, je me suis fait volé mon ordi de vélo.... Plate ! Pas grave, David a le sien.
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Se trouvons un resto, mangeons et buvons. Je fais une sieste dans le parco central.
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Nous partons pour Barra Honda quelques temps plus tard, le Parque
Nacional, où on peux aller visiter des grottes dans la montagne. Les 20 Km qui nous séparaient de Barra Honda furent assez déplaisant.
J'ai compris que c'était pas une bonne idée de se taper une couple de bière en plein
milieu de la journée de vélo... Bref on prend le chemin vers le Parc pour prendre une pause dans le village de Barra Honda.
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, Assis sur la gazon, j'apprend en questionnant un
tico, qu'il nous reste A.P.P. 7 Km à faire pour aller au resto (le seul), qui se trouve à côté de l'entrée du Parc.
Je regarde l'état du chemin, et je regarde David dans les yeux, et je lui annonce qu'il est hors de question que je fasse un kilomètres de plus aujourd'hui, je suis fait à l'os, et je rembarque plus sur mon vélo !
J'ai aucune idée de comment ça va se passer, mais moi ma journée de vélo est bel et bien fini.
Bref, couché sur le gazon, j'observe ce qui se passe à ce 3 coins peu achalandé, et remarque, un bonhomme, avec son pick-up, qui passe pour la troisième fois et s'arrête à la maison d'en face.
Il y ressort quelque temps plus tard, j'attend pas une seconde, et lui demande s'il peux nous amener au resto près de l'entrée du Parc ?
C'est pas son chemin, mais il accepte ! Yeah ! Imaginez que ces 7 Km furent assez éprouvant, à se faire
brouetter assis dans la boite du camion, étant donnée la route de terre et les roches !
Je voulais juste pas m'imaginer les avoir faits en vélo...
Il nous dépose à la porte du resto. On pouvais pas demander mieux !
Tip de quelques milliers de colons. Muchas gracias me amigo. Débarquons nos
sacoches et pédalons jusqu'à l'entrée du Parc, 300M plus loin. Il est 16h00, et trop tard pour visiter quoi que ce soit.
On retourne au resto, pour y installer no tentes, tout en haut, à l'arrière, dans un petit endroit
pelousé, tout près d'un petit hôtel, la forêt est omniprésente. C'est l'heure du repas, Yeah ! Ça tombe bien, j'ai faim ! ;-).
On est A.P.P. une dizaine, 2 touristes étrangés (nous 2) et le reste, des gens d'une même famille des environs de San
Josée. Jasons en attendant notre repas. Vraiment familial comme place.
Le cook; le père, la serveuse; la mère et l'assistant sont là pour nous servir et faire la musique.
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Dans notre
assiette, les frites étaient en réalité des bananes frites, mais vraiment comme des frites de patate.
J'ai vu l'assistant revenir de la jungle, à un moment donné, avec un régime de bananes encore vertes sur l'épaule, pour les tailler en frites.
L'atmosphère était vraiment spéciales, parce qu'il y avaient des cigales qui
sciaient (non, ils ne chantaient pas !) par longues périodes, mais vraiment fort, tellement que j'avais beau tourner la tête dans toutes les directions, et me déplacer un peu, que
j'arrivais pas à savoir où elles se trouvaient par rapport à moi. Elle devaient être plusieurs à
ciller à la fois.
Vers 21h00, le dodo, ZZZZzzzz....
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