Jour 8, 4h48min. de pédalage sur 63 km
21 mars 2005
Relativement bonne nuit, avec mes bouchons, coq oblige !
Déjeunons sur le porche
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, Charles, Amanda, Tracy, David et moi. Regardons la carte en déjeunant et décidons d'aller en direction de Punta Coyote.
Saluons tout le monde et partons vers 8h45.
Toujours sur un chemin de terre, nous pédalons jusqu'à playa Manzanillo
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, où le chemin s'arrête.
À partir de cet endroit il faut rouler sur la plage parce qu'il n'y a plus de chemin.
C'est pas grave, la plage est très large et une grande surface de la plage est très dure, assez dure pour que ce soir très agréable d'y rouler.
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Ce fût
d'ailleurs la surface la plus agréable de tout le voyage. On y a fait seulement 5 à 7 Km, malheureusement.
Selon les indications de Marc, il faut reprendre la route à un certain point de repère, parce qu'après la plage n'est plus
carrossable. Nous trouvons le pont de repère, en l'occurrence une petite hutte dans un
"resort", et trouvons la route. Nous longeons la côte d'un peu plus
loin. Nous traversons d'ailleurs 3 petites rivières successivement.
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Par la suite nous montons par la montagne jusqu'à Punta Coyote 45 min. plus tard.
Une bonne côte descendante nous y amène, et à Punta Coyote, il y a le village de Caletas.
Nous arrêtons au seul restaurant du village. Pas d'amoricains ici !
Nous sommes les seuls étrangers sur place, et en vélo à part ça.
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Tout le monde nous a regarder au moins une minute chaque, mais ça, on s'est habitué à la longue.
Pis on est assez "cute" à regarder, alors on le prend comme un compliment !
On se commande une bonne assiette, comme d'habitude, et on descend sur la plage pour aller se
baigner. Depuis notre départ, je suis impressionné de voir la quantité de nourriture que j'ingurgite en une journée ! Et j'ai toujours faim.
Je peux facilement comprendre que mon corps en demande autant, avec les kilo-calories que nous dépensons durant une journée.
On se repose sur la plage, à l'ombre jusqu'à 14h00, et nous partons direction Playa Carillo, où nous espérons pouvoir y coucher.
Devons remonter la montagne vers les terres, et ensuite tourner à gauche vers l'ouest à San Francisco de Coyote.
Traversons les villages de Jabilla, Pueblo Nuevo, Québrada seca.
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Le soleil est presque couché et il est certain maintenant que nous ne coucherons pas à Playa Carillo, et ne savons pas encore où nous allons
nous arrêter pour passer la nuit. Nous visons Honda Camaronal.
Depuis notre départ, on fait des montés et descentes même si on est assez proche de la côte. Voyez-vous, la côte
Pacifique du Costa Rica est une succession de plage et de massifs rocheux.
Il faut nécessairement passer par les terres, en surmontant les massifs (montagne) pour passer d'une plage à l'autre.
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Nous sommes tout proche de Punta Islita, quand nous arrivons
tout en haut d'un massif rocheux, d'où nous voyons le soleil se coucher en arrière de l'autre pointe rocheux quelques Km plus loin.
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, Nous avons juste le temps de descendre à toute vitesse (comme d'habitude quand on descend une côte, on fait de 40 à 60 Km/h, en
descente, j'ai fait plusieurs fois des pointes à 67,2 Km/h comme si l'odomètre ne voulait pas aller plus loin !)
à toute vitesse à Punta Islita pour se rendre compte que c'est un "resort" privé et qu'il y a pas
vraiment de chambre à louer.
La plage est très belle, on demande la permission à un responsable un peu plus loin si on peux y camper. La réponse est oui.
On se précipite sur la plage (longue d'A.P.P. 600M en forme de croissant, et bordé à l'ouest et à l'est par des immenses remparts rocheux) et on se choisis, à la noirceur, du mieux qu'on peux, l'endroit le plus plat, le plus élevé (on apprend avec l'expérience !) et le plus propre, sans trop travailler pour enlever les branches.
A ce moment précis, dans la presque noirceur, sort de la forêt une douzaine de cavaliers, au pas, et se mettent à
galoper à tout allure sur la plage en direction de la sortie, vers le village. Je ne suis même pas sur s'ils nous ont vu ! On sort nos tente, et la lune sort du derrière des nuages !
Bénédiction !
Nos tentes sont mise, on se lance à l'eau pour s'y laver. On se change et on enfourche nos vélo direction le resto.
J'ai faim en titi. La bière est bonne, la bouffe est bonne, bien repu, j'ai juste une idée en tête,
bai... mais non, aller me coucher ! ;-). Arrivons aux tentes, je me re-sauce dans la mer, pour me
rafraîchir avant d'aller me coucher.
Même si les massifs de coraux brisent les vagues au large, il reste que les vagues ont
A.P.P. un mètre de haut quand elle se brisent sur la plage. Se baigner la nuit est une tout autre expérience.
Quand on est dans l'eau, les vagues qui s'approchent ne sont pas visibles.
Elles le sont seulement quand elles se brisent et sont toutes blanches. À ce moment elles vous
apparaissent tout d'un coup, en pleine face, comme un fantôme se garochant sur vous !
J'avoues que c'est assez épeurant, et que j'ai pas été capable de tolérer ça très longtemps... Bref je suis aller au dodo, dans ma tente, le double toi au pied de la tente. Il est
A.P.P. 21h00. Nu sur le sac de couchage, c'est très chaud et il ne vente pas. ZZZZZZzzzz....
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