Jour 7, 0h23min. de pédalage sur 6 km
20 mars 2005
Encore une nuit courte ! On se lève, constatons les dégâts, mon vélo est par terre, et est couvert de sable et de tout ce qui peux
revoler quand il pleut à remplir un chaudron. Nous étendons nos fringues et sac de couchage humides sur une corde à linge improvisé, et
aussi sur le barbelé de la clôture du camping sous les arbres.
Je pars à la recherche de mes sandales qui sont partis avec le flot des vagues... Bref, ça me prend
A.P.P. une heure de recherche dans un grand ruisseau dans la foret adjacent au camping et près de la mer, avant de trouver une de mes sandales.
J'abandonne de trouver l'autre.
On déjeunes au resto du camping. Assez "neet" ! Parlons en français avec une serveuse (surfeuse) du Québec.
Décidons de marcher sur la plage direction nord, pour aller visiter la maison loué de Charles et Cie, et peut être Désiré...
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, Rencontrons Charles et ses 2
amies de femmes, et tout en jasant, je propose un souper communautaire en soirée.
Tout le monde est d'accord. Nous nous donnons R.V. en fin d'après-midi.
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Nous nous reposons sur la plage, étudions les surfeurs sur les immenses vagues pour un bon p'tit bout de temps.
Avons descendu direction sud pour faire du surf.
J'ai, en effet loué une planche pour 3 heures
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Ma première sortie en mer, j'ai fais comme il se doit, pagayer avec mes bras, couché sur le ventre sur ma planche, à essayer de franchir le mur des immenses vagues (j'ai vu jusqu'à 5M.) qui se brisent en avant de moi pour me rendre au large dans le but d'attendre de prendre les "bonnes" vagues (comme les pros) avant qu'elles se brisent. Mais avant même d'avoir franchis ce mur impénétrable, je me suis posé la question, étant donné que je suis partis me mouiller, avec une planche de surf entre les main, avec
A.P.P. 30% d'énergie corporelle (le reste ayant été dépensé dans les journées précédentes en vélo) Aie-je
vraiment le goût de prendre le risque de me noyer pour expérimenter ce sport ?
En effet j'ai expérimenté avoir beaucoup de difficulté à franchir le mur des vagues brisantes en progressant en distance.
Je me suis retrouvé, après avoir franchis sous l'eau plusieurs vagues brisantes, à avoir de la difficulté à me me remettre sur le plan de ma planche, et récupérer mon souffle entre 2 vagues. ( quand une vague se brise sur nous, on plonge sous elle pour mieux en ressortir de l'autre côté)
J'ai donc fait le choix (de vivre) de prendre la prochaine vague pour "surfer" jusqu'à la plage.
Ce fût un succès. La première vague que j'ai pris de dos, j'ai défilé
à toute vitesse (vraiment plus vite que je pensais) sur le ventre sur ma planche vers la rive, où je
fus délivré de ma bataille contre la force déferlante des vagues. J'ai été très impressionné de la vitesse qu'on peux atteindre sur une planche de surf.
J'étais presque à zéro énergie corporel sur la grève. Vraiment, des fois, je me demande à quoi je pense dans mes moments de folies !!!
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Bref, par la suite j'ai expérimenté le surf en vague brisée (plus près de la rive), pendant
A.P.P. 2hrs par la suite. J'étais pu capable après. J'ai récupéré sur la plage à l'ombre des palmiers, juste à l'extérieur de la zone de chute des noix de coco couché sur mon matelas gonflable.
Ça aurait été trop con de se faire assommé (ou casé les noix) par une noix de coco, quand j'ai survécu à des vagues aussi gigantesques ! ;-)
Le temps de relaxer et de reprendre nos forces, on ramasse nos bagages
et se dirigeons vers la maison de Charles, tel qu'entendu pour le souper.
Discutons sur le porche extérieur tout en buvant nos drinks, quand Charles nous annonces, "Let's go to the restaurant, my treat" ! Ce que je m'imaginais comme resto était
vraiment loin de la réalité !
Il fait noir. Nous faisons à peine 1 Km de chemin dans son 4 pattes loué, quand on stationne dans un superbe espace de stationnement dans le flanc de
colline en bordure de l'océan.
On en sort nous 5, et se dirigeons sur de superbes sentiers pavés de belles pierres, dans un environnement sous-éclairé par des belles lampes de trottoir en cuivre, qui se dirige vers de superbes bâtiment tout à fait agréables, où je distingue; bar, salle de resto et piscines, dans un environnement sous-bois très agréable.
Mais merde ! Sommes-nous à Avalons ! Au Paradis ! Non c'est le Milarepa Hotel & Restaurant Soma à Malpais.
J'en crois pas mes yeux, c'est tellement beau ! Forêt, maisonnette, bâtiments et jolies dames se côtoient dans un environnement sous-éclairé du monde de
féerie !
Nous nous assoyons au bar. Le barman américain naturalisé Costa-ricain, nos prépare des drinks, (sous les conseil de
Charles) plus rafraîchissant les uns que les autres !
Avec la permission de l'hôtesse, et la requête de Charles, nous allons manger dans un espace retiré, l'autre côté des 2 piscines creusées à 2 niveaux. C'est un petit pavillon tout à fait mignon avec un toit de palmier. Il y a une table de granite, et quelques dizaines de coussins.
Nous nous attablons et recevons les menus tendu par le serveuses déjà sur place.
Trop cool ! Dans un menu super "haut de gamme" Charles, nous dicte exactement ce que nous devons prendre en fonction de nos préférences, comme si c'était sa dixième fois au resto.
Bref, je suis tout à fait assuré que je vais recevoir ce qu'il y a de mieux comme plat.
Et effectivement, le tar-tar de saumon, les sushis, le steak New-yorkais et le vin étaient au dessus de toutes mes attentes...
Après une couple d'heures, s'être baigné dans la piscine avant le dessert, nous nous en retournons, bien ronds, à la maison de Charles.
David couche sur un lit en dedans, et je couche dans ma tente, sans le double-toit, sur le porche.
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Copyright 2005, François Legault