Jour 6, 2h36min. de pédalage sur 30,49 km


19 mars 2005

Mal dormis.  Me suis sentis fiévreux toute la nuit.  Me suis levé à 4h00 pour aller voir l'orage au loin, étant donné que je ne dormais plus.  Les criss des singes se font encore entendre dans le bois, bruit à faire redresser le poil dans le dos. Me suis recouché et relevé à 7h30.  P'tit-dèj. au resto, (06.01.jpg)  , (06.02.jpg)  , Internet, on pacte, et départ en direction de Malpais. (06.03.jpg)  , (06.04.jpg)  , (06.05.jpg)  , (06.06.jpg)  .

Fini les routes asphaltées, route de terre ast'heure . (06.07.jpg)  , (06.08.jpg)  Passons par Cabuya et arrêtons à Cabo Blanco (Le parc national) pour prendre une bouché.  Rencontre un groupe de Toronto, une classe de secondaire.  Jase un peu avec eux. On voulait voir si on pouvait suivre la côte, mais ça passe pas contrairement à ce que la carte laissait croire.  Merde !  Détour par la montagne ! Rebroussons chemin à Cabuya, Penjamo et Malpais 22 Km plus tard.  Pas les Km les plus relax !  J'en perd une vis d'ailleurs.  Je me trouve de la broche pour stabiliser mon rack à bagages. (06.09.jpg)  , (06.10.jpg

Arrivons au village de Malpais, village de surfeurs sans contre-dits. Une rue centrale, et un chemin menant à la mer. (06.11.jpg)  , (06.12.jpg)  Première chose qu'on fait, c'est de se diriger vers la mer. Yeah ! Enfin arrivé. On accote nos vélos sur les palmiers et on relaxe. (06.13.jpg)  , (06.14.jpg)  , (06.15.jpg)  C'est pas trop plein, mais y'a des gens éparpillés sur la plage et dans la mer. Y'a des jeunes surfeurs qui sont venu, de l'extérieur, en véhicule 4 roues sur le bord de la plages, pour y passer la journée, d'autre y sont depuis quelques jours, des semaines et même des mois. On a rencontré un surfeur de l'Australie de 42 ans, si je me souviens bien, qui surfait depuis l'age de 15 ans, et ne travaille que quelques mois par années pour pouvoir se payer son sport favori le reste du temps. Il nous a d'ailleurs offert, à moi et David de nous donner des leçons de surf pour une modique 25$ US, offre qu'affectionnait plutôt David que moi.  En effet, j'avais l'intention d'y faire du surf, mais pas assez longtemps pour recourir aux services d'un instructeur, sachant très bien que j'allais expérimenter ce sport et y apprendre le plus possible par mes premières expériences, sachant que ça serait pas très long de toute façon.

Arrivé sur place, on (je) parle à la proprio pour dealer un prix.  Fini par y arriver.  Je paye pour 2 jours, et s'installons sur le site de camping.  Plaçons nos tentes à un endroit, pas trop proche des autres tentes, qui à ma grande surprise étaient toutes regroupées vers le bord de la ligne d'arbre sur le bord de la plage.  Tous étaient espanophones.  Pas de problème avec ça, mais quand même assez étrange, quand je pensais que j'allais rencontrer des 'amoricains" sur tout le long de ma route.

Après avoir tout mis en place, nous mettons le cap sur le village pour aller souper.  Nous étions en panne électrique, fait dont me me suis rendu compte que beaucoup plus loin.  Je me suis souvenu d'une phrase que la proprio m'as lancé comme ça "La luz se fué !" La lumière est partis ! Façon amicale de dire qu'il n'y a plus d'électricité.

Nous nous sommes attablé à un un resto, tout en noirceur, pour nous rendre compte que nous ne survivrions probablement pas à la chaleur généré par le feux de foyer sur la grille en fer du chef cuisinier.  Nous sommes donc aller au resto suivant, et avons commandé en toute noirceur.  Fût assez spécial, parce que nous savions que nous étions pas seul dans le resto (à ciel ouvert) mais ne pouvions pas identifier visuellement les autre clients.  Bref, nous commandons et recevons nos assiettes et bières flattes.  Nous mangions sous l'éclairage de petites chandelles qui éclairaient nos visages mais pas nos assiettes.  J'ai donc fabriqué, avec 2 bières, une napkins et couteaux, un dispositif abat-jours qui nous permettait de bien voir notre nourriture sans être aveuglé. Succès total.

Bref, le repas fini, l'électricité revient !  On se met tous à se regarder dans le resto, question de savoir qui est là !  Trop drôle.  A ce moment, arrive à la table d'à côté; Charles, Amanda, Tracy (sa soeur) et Desiré.  On se met à jaser avec eux, notre attention ayant été attiré par les comportements tout à fait remarquable de Désiré, qui était complètement saoule et avait de la difficulté à marcher, non ramper...  Avons appris en conversation, qu'ils ne connaissaient Désirée que depuis une journée, pour resté à la maison d'à côté, et qu'elle s'était invité pour le repas.  Bref, Désirée (jolie blonde californienne dans la vingtaine) vivait une période très difficile dans sa vie et qu'elle avait choisis de fuire les épreuves de cette façon...

21h00, nous décidons d'aller se coucher dans nos tentes, dans notre, non, "sur" notre sac de couchage.  En réalité, durant tout le voyage, mon sac de couchage ne ma servi seulement comme drap.  Jamais par dessus moi.  Le double toit de ma tente ayant toujours été sur le sol plutôt que sur ma tente, facilitant la ventilation, sauf pour cette nuit...

Vers 22h00, je suis réveillé par les gouttes de pluie qui me tombent dessus à travers le moustiquaire de ma tente.  Je me lève, sort pour y mettre mon double-toit.  Cool ! Il se met à pleuvoir.  La première fois !  De plus en plus fort d'ailleurs avec le temps qui passe.  Je ne suis pas inquiet, David et moi avons 2 tentes flambants.  Une heure passe, il pleut très fort, et il éclair, et il tonne.  Ça tombe de tout bord tout côté, et souvent éclair et tonnerre synchronisé !  Assez excitant !  Pas possible de dormir avec ce spectacle.  Ça lâche pas.  Des éclairs et du tonnerre sans arrêt.  Je tripe !  Y'a pas de danger qu'on aille ce genre de spectacle à Montréal Criss !  Une heure passe depuis le début, je ne sais pas pourquoi, mais je sens mes jambes qui commencent à lever dans les air... J'ai un point d'interrogation dans la face, je tâte le fond de ma tente... Je constate qu'il y a A.P.P. 3 pouces d'eau en dessous de ma tente ! MA TENTE COMMENCE À FLOTTER, CRISS ! Y'a pas une seconde à perdre, j'ouvre le zip de ma porte d'entrée: Avec l'éclairage des ampoules du camping et les éclairs, je vois un paysage aquatique aussi loin que je peux voir, et une rivière qui déferle sur nous à toute allure !  J'ai la mâchoire qui pend !  J'en crois pas mes yeux !

J'attend pas une seconde, je sort de la tente tout nu, enlève les 2 seuls piquets qui tient ma tente, la soulève avec tout le matériel à l'intérieur, et file vers un lieu un peu plus élevé 15 mètres plus loin. Je place les poteaux du mieux que je peux, et j'entre à toute vitesse dans ma tente, en faisant attention de ne pas y faire entrer d'eau.  Je suis tout mouillé.  Je pense à David, dois-je l'avertir ?  Pense pas, c'tun grand garçon, il va savoir quoi faire en constatant ce qui se passe.

Wow ! Que d'émotion !  Bref, je m'endort probablement une heure plus tard.  Je me relèvent durant la nuit, il a fini de pleuvoir.  Je vais sur la plage pour aller voir le paysage.  Y'a encore des orages au loin, à gauche et à droite. Mais au centre, y'a un ciel tout étoilé. C'est assez intéressant comme phénomène.  Quand il éclair dans les nuages, le ciel étoilé est sombre, et les nuages sont blancs éclairés.  Quand ça éclaire pas, les nuages sont sombres et le ciel étoilé est clair.  Et les parties du ciel contrastent les unes avec les autres sans arrêt.  Quel phénomène fascinant, comme dirait Spock. (06.16.jpg

Je me recouche pour ce qu'il reste de la nuit.

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