On ramasse notre stock, monte les valises sur les vélos. Faisons réservation pour la dernière journée question de laisser notre boite de vélo pour pouvoir la réutiliser au départ.
Enfourchons mos vélo, mettons nos ordi. de bord à zéro, et c'est partis !
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Achetons de l'eau en bouteille, remplissons nos réservoirs (6L) et prenons la route 3 en direction de Atenas.
Je demande notre chemin, 3 Km plus tard, et une chance, on a fait un Km de trop, juste avant de descendre une grande côte on vire de bord.
La seul fois qu'on se sera trompé d'ailleurs. Prend le bon tournant, et gracias
! Ça descend comme on pensait. A un moment ça descendait en lacet, assez à pic
d'ailleurs. En bas on prend une pause, juste avant de remonter.
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Si on avait su ce qu'il nous attendait la pause aurait probablement été beaucoup plus longue...
Débutons monté vers Atenas. Faisons pause à l'arrêt d'autobus. Arrête un mec en pick-up et commence à nous jaser ça en anglais.
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Un américain vivant au CR du nom de Kevin Hill, qui ne fait qu'organiser des randonnées en vélo à travers le
C.R. Il nous a donné tous les bons chemins et les mauvais, relatif à notre trajet.
Belle coincidence ! fût intéressant.
Bref la monté se poursuit.
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Commence à faire pas mal chaud, malgré les nuages.
Arrivons au village d'Atenas. Prenons une pause santé, mangeons une bouché. Sachant qu'il nous restait encore un peu a monter, nous poursuivons de plus bel. Mais, une côte n'attend pas l'autre. Les pauses se font de plus en plus fréquente, et se font stratégiquement de zone d'ombre à zone d'ombre. (02.13.jpg) (02.14.jpg) La pente est de plus en plus forte, et les camions qui nous exhaussent leur fumée noir en pleine face, et les autobus qui nous frôlent les coudes, ça devient de plus en plus éprouvant et la fatigue nous gagne.
Une heure plus tard nous étions encore en train de grimper, je n'était plus capable de pédaler, trop exténué, je marche à côté de mon vélo.
À la fin, tellement la pente était prononcé, et la chaleur élevé, je ne marchais que 10 mètres à la fois et devais
prendre 3 min. de pause, complètement trempé de sueur, la tête sur le guidon.
Je sentais que mon cœur et mes poumons en forçaient un coup, y sentant de la douleur.
C'est le coup de chaleur. Je craignais des conséquences pour les jours à venir.
Nous décidions de prendre une pause de 30 min. dans la décharge de ciment sur le bord de la route.
J'ai compris un peu plus tard dans notre voyage pourquoi les décharges était si profondes et faite de ciment.
Finalement, 100 M. plus loin YEAH ! On arrive en haut de cette montagne.
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Entamons la descente, arrêtons a un café belvédère surplombant la vallée un Km plus loin.
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Prend un café et David un Coke (les Pepsis sont rares) et jasons avec 3 gros américains qui se sont payés des jeunes San Joséoises pour la semaine, cris de belles jeunes femmes pour 300$ ch. par sem. Vive le cash !
Reprenons la descente, mais quelle descente, série de courbes et droits, 40 Km/k dans les courbes et 50 Km/h dans les droits. Comme ça sans arrêt pendant APP 20 min. sur APP 15 Km. Mais quelle extase après cette montée !
Ce fût ma descente la plus mémorable à date. Le cerveau complètement saturé de dopamine, on arrive en bas au village de San Matéo.
Je l'ai su parce que je l'ai demandé, et pas parce que c'était marqué. En effet au
C.R. ils n'ont probablement pas de ministère des écriteaux... ;-) C'est au centre du village qu'on l'a appris.
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Visite un peu, un policier nous offre des mangues, le bras tendu, tout en roulant on en prend chacun une en
prononçant un "gracias". Cherchant un resto, je jase avec un Tico ( en effet les habitants du CR aiment se faire appeler Ticos et Ticas) m'indique une place et on tombe sur la place exacte que Kevin Hill nous avait recommandé un peu plus tôt
durant la journée. Mais quelle merveille !
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Jolie place tout boisée d'arbre matures dans un flanc de montagne, avec
maisonnettes éparpillées, bar, cafétéria, et belle piscine creusé.
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, 16 000 colons pour la nuit ! Vrai joke
! Nous étions que tout les 2 avec 6 employés. On range nos choses dans la
maisonnette,
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on se douche, se baignons, se changeons et allons souper à la ville suivante vers le sud, Orotina à 5 km.
Encore de la côte, mais cette fois-ci, pas fatigué ! Merveilleux, je monte les côte avec allégresse, David ayant de la difficulté à me suivre.
Je soupçonne le traitement de QX commandé à Francine avant mon départ.
Arrive au resto, belle place à aire ouverte, presque seuls, on commande un bon repas avec de la viande SVP ! Question de
réparer les muscles usés.
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Reste pas une graine dans
l'assiette. S'en retourne vers notre "resort" privé. J'en reviens pas, fait une pointe de 67,2 Km/h en descente !
Criss de bon bicycle !
Arrive au resort, fait noir, on se douche (oui encore !) et on se baigne dans la piscine creusé. Tout nu, je m'étend sur le bord de la piscine a
regarder pendant A.P.P. une heure les nuages passer devant la lune, les chauves-souris
faire des ronds, et les volières de perroquets s'en retourner pour leur dodos.
Je suis dans un autre monde !
David et moi jasons pendant A.P.P. 1h30 sur un sujet très intéressant et inépuisable, les relations hommes/femmes.
Nous décidons d'aller faire dodo. Il est 21h00. Difficile de s'endormir avec les dizaines d'espèces
d'oiseaux, d'insectes et de grenouilles qui chantent et crient, et les mangues qui s'écrasent régulièrement au sol avec fracas d'une hauteur de 40'.
Les grenouilles chantent tellement fort qu'il est facile de croire qu'ils sont dans la chambre. ZZZZZZzzzzzz.
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